Réussir l'insertion de l'Afrique dans la Mondialisation

Note de Présentation

La dernière crise financière mondiale et ses conséquences, les précédentes manifestations des populations en Afrique, consécutives aux augmentations des prix des produits de première nécessité, montrent que la mondialisation de l’économie est désormais une réalité pour chacun de nous.
L’Afrique ne représente que 2 % du commerce mondial, malgré tout son potentiel économique, et le terme mondialisation apparaît comme une réalité lointaine pour ses populations.

Les effets de la mondialisation sur l’Afrique se traduiront à travers ses sept grandes zones économiques que sont :
  • L'Afrique du Nord - 5 pays,
  • La CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) - 15 pays,
  • La CEMAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale) - 6 pays,
  • Le COMESA (Marché Commun de l'Afrique de l'Est et du Sud), 19 pays,
  • Le CEN SAD (Communauté des États Sahélo-Sahariens)– 27 pays,
  • La SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) – 15 pays,
  • L’UEMOA (Union économique et Monétaire Ouest-Africaine)- 8 pays.
Il apparaît nécessaire de prendre un certain nombre de dispositions, complémentaires au cadre institutionnel, pour évaluer l’impact de la mondialisation sur le continent africain, identifier les préoccupations de l’Afrique dans ce contexte, et connaître ses attentes. Cela permettra de mieux préparer l’Afrique à s’insérer dans ce nouveau contexte économique mondial.

Cette rubrique conduira une réflexion, de nature à mettre en œuvre un certain nombre d’actions sur les conditions d’une insertion réussie de l’Afrique dans la Mondialisation.
AME a recensé un certain nombre d’indicateurs économiques qui viendront, au fur et à mesure de la vie de notre projet et d’actions concrètes, mesurer l’impact de la mondialisation sur l’espace économique africain. Ces mesures et l’évolution de ces mesures éclaireront nos réflexions futures pour une insertion réussie de l’Afrique dans la mondialisation.
Evènements Economiques

02/04/2009: Le Sommet du G20

La place de l’Afrique dans la mondialisation a pris toute son importance dans la décision du sommet du G20 à tripler les ressources du Fonds Monétaire International. Les pays en développement ont pu promouvoir leur point de vue comme jamais, et ce point de vue a été relayé avec détermination par le président américain Barack OBAMA, signe de ce nouvel ordre mondial. Selon le président américain, l’aide américaine à l’agriculture et à l’alimentation pour les régions les plus pauvres du globe serait doublée à plus d’un milliard de dollars. Cette orientation consolide la thèse qui veut qu’aucune réponse globale à la crise financière n’est possible sans l’Afrique. La représentation de l’Afrique au G20 a aussi été financière, et c’est dans ce cadre qu’une délégation de haut niveau du NEPAD a été invitée. Des recommandations ont été soumises au G20 dans le rapport du Comité des ministres des finances et gouverneurs de banques centrales, établi en mars 2009 pour suivre la crise. Ces recommandations portaient essentiellement sur la nécessité d’afficher une volonté politique claire, la création de ressources additionnelles, l’accroissement de l’étendue des programmes d’aide et leur flexibilité et la réduction des conditions, l’accroissement de la transparence, l’imputabilité et la représentation équitable au sein des institutions internationales et des principaux organismes internationaux.